Depuis la réunion du G20 de novembre 2008 à Washington, je suis attentivement les démarches des grands argentiers pour mettre en place la réforme monétaire demandée par le concert des nations ce jour-là. Une réforme expliquée dès 1988 par The Economist, qui l’avait alors annoncée pour "aux environs de 2018". Au Forum de Davos 2014, Christine Lagarde, directrice du FMI à l'époque, avait fait un discours sibyllin sur le reset à venir. Depuis cette date, je m’interrogeais sur la forme que prendrait cette révolution, pour qu’elle puisse être imposée à toute la planète, même aux puissants qui s’y opposaient.

Vous l’aurez compris, le reset est en marche. À vous de prendre les mesures qui s’imposent pour en souffrir le moins possible, voire pour en tirer profit. Si vous lisez Egon von Greyerz, et d’autres sages éclairés, vous savez déjà comment vous protéger. Il est grand temps d’agir.

Il y a plusieurs messages importants dans cet article :

- Le premier sera répété plusieurs fois, pour être certain, que vous allez le garder en tête, dans les mois qui viennent.

- Le second est un état des lieux et une mise en garde de ce qui va se passer en Bourse et dans l’économie en général.

- Le troisième est une invitation à ouvrir les yeux.

 

 

1. Confidences

"Un jour, vous verrez toutes les valeurs s’effondrer sur tous les marchés. Cette forte jambe de chute sera suivie par un rallye haussier, un retracement technique, avant que les Bourses rechutent de nouveau. Seules deux valeurs continueront à monter : l’or et l’argent. Ce jour-là, il ne faudra avoir que de l’or et de l’argent physique."

Pour moi, ce jour n’est plus très éloigné. Il arrivera en 2020. Je vous recommande de suivre ce message à la lettre. Soyez strictement en or et en argent physique.

2. État des lieux et perspectives

Depuis le départ en vacances pour le Nouvel An chinois, le 25 janvier 2020, la production et les expéditions chinoises sont à l’arrêt. Cela fait déjà 5 semaines.

Des régions entières sont en quarantaine. Les mesures de sécurité contre l’épidémie sont telles que nul ne peut prédire quand l’usine du monde reprendra ses activités. L’épidémie se répand désormais en Corée du Sud, où des mesures similaires devraient être prises. La production industrielle de l'Asie sera très probablement au point mort dans quelques semaines.

Du fait de la limitation de la circulation en Chine, des quarantaines imposées, des ports presque à l’arrêt, des vols vers ou au départ de la Chine quasi inexistants, de l’arrêt des usines, la consommation chinoise de gaz et de pétrole a très violemment diminué, alors que la Chine est le plus gros consommateur mondial. Résultat, le cours du gaz naturel a chuté vendredi 28 en dessous des 1.70 $, l'ultime support vieux de 20 ans. Les compagnies de gaz de schiste américaines, extrêmement endettées, vont être rapidement en cessation de paiement.

Vendredi, le pétrole a rechuté jusqu’à 44 $. Cette figure en "porte-voix" montre qu’il va descendre beaucoup plus bas... Et certainement entraîner la Bourse avec lui.

 

 

Sur tous les indices boursiers, on retrouve une figure identique, dite en "porte-voix".

Ce n’est qu’un avis personnel, je peux donc me tromper, mais je considère que les indices vont chuter très rapidement jusqu’au support de ce "porte-voix".

Si cela devait arriver avant le 18 mars, date de la réunion du FOMC, ce support serait vers "1929" sur les futures du S&P 500…

Si cela arrive avant le 29 mars, date de la réunion suivante du FOMC, le support serait aux alentours de 1885.

 

 

En 1929, la chute boursière a commencé du sommet à 350 sur le Dow Jones le 14 octobre, pour marquer un palier le 13 novembre suivant à 200.

Donc, si le S&P500 chutait de 3400 à 1929 en un mois, ça ne serait qu’une répétition de l’histoire.

Si on regarde le consensus sur les bénéfices par actions du Dow Jones par rapport aux cours, la spéculation optimiste pourrait être brutalement rattrapée par la réalité.

 

 

Samedi, une enseigne américaine spécialisée dans les robes de mariées, a annoncé qu’elle ne pouvait plus assurer ses commandes. En effet, les clientes venaient dans les magasins pour choisir une robe parmi la cinquantaine de modèles proposés, puis la commande était envoyée par mail en Chine, où une société s’occupait de la production, avant d'envoyer le modèle fini. Aucune robe n’a été expédiée de Chine depuis le 25 janvier. Le modèle économique de cette compagnie américaine s’effondre, en attendant que l’économie chinoise se remette à fonctionner.

Cet exemple est en train de se multiplier. Combien d’usines seront au chômage technique dans les prochaines semaines, à cause de la rupture de la chaîne d’approvisionnement ? Dans combien de temps les géants de la distribution comme Amazon vont-ils se retrouver à court de stocks ?

Combien de temps va durer ce gel de l’économie mondiale ?

Je ne serais pas étonné que personne ne puisse répondre à cette question à la fin mars. Le cas échéant, les actions des entreprises reflèteront la situation.

Imaginez que cette "épidémie" se répande en Occident en mai ou juin, sans qu’on sache à quelle date les affaires reprendront normalement.

Le marché des obligations d’entreprise va s’effondrer, parce qu'aucune société ne peut payer ses dettes sans engranger du chiffre d’affaires.

Mais si les entreprises ne font aucun chiffre d’affaires, l’État ne perçoit plus de TVA et risque d’avoir une très forte baisse de l’impôt sur les sociétés.

Si les entreprises mettent leurs salariés au chômage, l’État ne percevra pas non plus d’impôt sur le revenu des personnes physiques.

Si les États voient leurs ressources s’effondrer, les obligations d’État vont vite perdre la confiance des investisseurs.

Combien de temps avant d’avoir une crise obligataire massive ?

La chute boursière de fin 1929 s’est prolongée jusqu’au milieu de 1932, soit deux ans et demi. Wall Street a mis plus de 20 ans à s’en remettre.

La chute des obligations d’État a commencé mi-1931 et a duré un an.

L’année suivante, les États-Unis ont nationalisé l’or des particuliers, avant de dévaluer le dollar l’année suivante.

 

 

L’histoire ne se répétera certainement pas à l’identique, car nous sommes en train de vivre quelque chose d'absolument unique.

3. Ouvrez les yeux et restez sereins

L'économie chinoise est au point mort. La chaîne d’approvisionnement de l’économie mondiale s’est grippée et nous allons constater une contagion de mesures gouvernementales partout sur la planète, qui vont contribuer à mettre l’économie à l’arrêt.

Le salon de l’automobile de Genève est annulé trois jours avant l’ouverture, le salon de l’immobilier de Nice n’aura pas lieu, toute manifestation commerciale de plus de 5000 personnes est interdite en France et de plus de 1000 personnes en Suisse. On parle d’annuler les JO de Tokyo, Roland Garros, etc. Comme en Chine, des villes et des régions seront mises en quarantaine un peu partout.

En France, la loi pour permettre ces décisions gouvernementales a été proposée à l’Assemblée Nationale le 5 décembre.

Prenez les informations factuelles avec le recul indispensable, sans vous laisser gagner par la psychose ambiante alimentée par les médias. Analysez froidement l'événement économique qui se met en place.

Si la paralysie ne dure que deux semaines de plus en mars, ce ne sera qu’un hoquet. Au-delà, les Banques centrales vont devoir créer des trillions de dollars pour payer les masses travailleuses au chômage. C'est déjà le cas en Chine où les entreprises continuent de verser les salaires des ouvriers en quarantaine. Les gouvernements vont financer des grands travaux, comme durant le New Deal de Roosevelt. Les entreprises emprunteront encore plus pour recréer des usines en remplacement de celles qui étaient délocalisées en Asie.

Une gigantesque création monétaire va être lancée dans les mois qui viennent, mais elle ne rééquilibrera le tissu industriel et productif que dans plusieurs années, parce que le plus long sera de former les hommes. Le premier effet sera de dévaluer le pouvoir d’achat réel de la monnaie. Autrement dit, cela va faire monter le cours de l’or et de l’argent dans toutes les monnaies.

Si vous êtes en or et argent physique, sans chercher à spéculer sur le court terme, peu vous importe les cours des métaux précieux au COMEX et au LBMA durant le mois de mars.

"Un jour, vous verrez toutes les valeurs s’effondrer sur tous les marchés. Cette forte jambe de chute sera suivie par un rallye haussier, un retracement technique, avant que les bourses rechutent de nouveau. Seules deux valeurs continueront à monter, ce sera l’or et l’argent. Ce jour-là, il ne faudra avoir que de l’or et de l’argent physique."

Après le 14 novembre 1929 et une chute dramatique d'un mois, il y a eu un très puissant rallye haussier, qui a duré un peu plus de trois mois, la rechute violente ne recommençant que cinq mois plus tard.

L’objectif de 21 $ pour l’argent a été manqué en février. La prochaine jambe de hausse devrait avoir lieu en mai, elle devrait chercher à atteindre directement les 30 $, avant consolidation. À la fin de l’année 2020, l’argent commencera une formidable poussée haussière au-delà des 50 $.

Quant à l’or physique, il tiendra lui aussi ses promesses, très loin des cours actuels. Soyez confiants.

Pour rappel, je déconseille de jouer avec les minières.

On parle de "guerre monétaire" depuis 2009, et de "guerre commerciale" depuis 2016. Un rééquilibrage du monde semble en cours. Tous les pays occidentaux vont devoir recréer leur tissu industriel, qui avait été délocalisé en Chine et en Asie depuis les années 80. Si vous relisez "les principes du Bancor" dans mon article du 8 mai 2019, ce processus est en train de se mettre en place à marche forcée. Vous devez vous en réjouir, car d’ici quelques années, votre pays (quel qu’il soit) va redevenir fier de sa production nationale et nous allons revenir vers le plein emploi.

Sur le court et moyen terme, la valeur des actions, des obligations et des monnaies devrait subir un violent réajustement du fait de l’explosion de la bulle de la dette. Accrochez-vous à vos métaux précieux, qui à l’inverse vont être très fortement réévalué à la hausse.