Une nouvelle agression contre un détenteur de cryptomonnaies a eu lieu à La Rochelle le 18 décembre. Les assaillants ont réussi leur coup : ils ont contraint la victime à transférer l’équivalent de 10 millions de dollars avant de disparaître dans la nature. Il s’agit du plus important vol de cryptomonnaies jamais enregistré en France. Les précédents cas prenaient la forme d’enlèvements contre rançon, sans que cela n’aboutisse. Mais cette fois, c’est directement le détenteur qui a été visé. Selon son témoignage, les agresseurs lui ont affirmé connaître précisément ce qu’il possédait grâce à une fuite de données.

C’est devenu un business mondial pour les cambrioleurs — plus de 280 cas rescencés selon ce site — et la France figure parmi les pays les plus exposés. Par ailleurs, à compter du 1er janvier, les obligations légales vont se durcir : les plateformes d’échange devront enregistrer et transmettre à l’administration fiscale l’ensemble des transactions de leurs clients, conformément à la législation européenne DAC8. En cas de piratage de l’une de ces plateformes, ces données constitueraient une aubaine pour les réseaux criminels, qui disposeraient alors de nouveaux "clients" à cibler.

Les possesseurs d’or ne doivent pas regarder cela avec distance ou mépris. Face à l’augmentation de l’insécurité et à l’essor des mafias, tous les Français possédant des biens de valeur doivent se mettre en état d’alerte. On assiste à une forme de "mexicanisation" de la France, à laquelle il faut désormais se préparer.

À cela s’ajoute un risque majeur : l’incapacité de l’État à assurer la protection des données de ses administrés. Le 16 décembre, il a été révélé que plusieurs fichiers sensibles avaient été piratés, notamment le TAJ (Traitement des antécédents judiciaires), le FPR (Fichier des personnes recherchées), mais aussi des données fiscales de la DGFiP et des dossiers de retraite de la CNAV, concernant potentiellement jusqu’à 16 millions de Français. Une véritable catastrophe. Et l’État aggrave encore la situation : un amendement adopté en commission prévoit d’imposer la déclaration au fisc des portefeuilles de cryptomonnaies dès 5 000 euros — sous réserve d’un vote final à l’Assemblée nationale. Si de telles informations venaient à se retrouver sur le Dark Web, les conséquences pourraient être dramatiques.

Les détenteurs d’or physique doivent se poser les bonnes questions. Le stockage à domicile comporte des risques évidents. Le recours à un coffre extérieur apparaît comme la solution la plus efficace, idéalement en dehors du système bancaire afin de se prémunir contre une crise financière ou une éventuelle saisie, et ce dans un pays sûr garantissant strictement le droit de propriété, comme la Suisse. Voici une vraie protection contre un home jacking. Il serait en effet regrettable de tout perdre après avoir patiemment attendu et accumulé pendant plusieurs années.

La sécurité doit désormais être un critère central pour tout détenteur d’or, au même titre que le cours, le volume d’achat, la part qu’il représente dans le patrimoine, la durée de détention envisagée, etc. Négliger cet aspect coûtera de plus en plus cher, comme l’actualité récente le démontre crûment.

 

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