Certains ont vu dans la crise sanitaire le début de l’effondrement tant annoncé par les collapsologistes. La question des limites de notre société moderne à été formalisée de façon marquante par le rapport “The Limit of Growth” de Denis Meadows en 1972. Aux États-Unis, Jared Diamond a popularisé cette idée dans son livre "Collapse" en 1997. En France, Pablo Servigne a marqué de nombreux esprits avec son livre "Comment tout peut s’effondrer”, écrit avec Raphaël Stevens en 2015.

Nos sociétés riches vont devoir se réinventer. Fini l’opulence, les déversements de liquidités et les dégradations environnementales sans conséquences. Destruction de notre habitat écologique et disparition de l’énergie abondante sont les deux phénomènes qui causeront la fin de nos sociétés modernes. Telle est la vision des collapsologues. La discipline est sérieuse, mais le pronostic l'est-il tout autant ? Peut-on vraiment imaginer un monde d'après presque dystopique, sans un semblant de vie "à l'occidentale" ?

Richard Détente analyse leurs raisonnements en apportant un point de vue différent, porteur d'autres arguments et d’espérance pour un avenir où la croissance pourrait bien continuer à augmenter fortement.