Alors que la guerre commerciale avec les États-Unis s'enlise, la Chine continue à acheter de l'or.

En juillet, la banque centrale chinoise a de nouveau accru ses réserves d'or, poursuivant sa lancée entamée en décembre. La PBOC a porté ses avoirs à 62,26 millions d'onces, contre 61,94 millions d'onces un mois plus tôt, selon les données officielles. Une augmentation d’environ 10 tonnes, qui viennent s’ajouter aux 84 tonnes accumulées au cours des sept mois précédents.

 

 

L'or s'est redressé en 2019 pour atteindre son plus haut niveau en six ans, soutenu par le ralentissement de la croissance mondiale, les politiques accommodantes des banques centrales, y compris de la Fed, et la guerre commerciale sino-américaine. L'augmentation des achats des banques centrales de Chine, Russie et Pologne ont contribué à soutenir la demande dans un contexte de hausse des prix. Cette semaine, le conflit entre Washington et Pékin s'est accentué, avec le yuan qui a franchit un niveau psychologique clé face au dollar, renforçant ainsi l'attrait pour les valeurs refuges.

"Il est important pour le pays de se diversifier en s'éloignant du dollar américain", a déclaré Philip Klapwijk, directeur général de Precious Metals Insights, avant la publication des derniers chiffres de la PBOC. "Sur le long terme, même les achats d'or relativement modestes s'additionnent et contribuent à atteindre cet objectif."

Le prix de l'or a atteint 1 503,30 $ l'once mercredi, son plus haut niveau depuis 2013.