Le président de la BCE, Mario Draghi, a été très clair, ce matin, sur le vrai champ de bataille dans le monde. Quand on lui a demandé quelle forme revêtirait son « QE », sa réponse fut la suivante : "Au sujet des actifs que nous avons pensé inclure dans le QE… nous avons discuté de tous les actifs SAUF de l’or." Et l’or a plongé tout de suite, comme sur demande.

(Je ne suis pas certain des actifs dont nous avons discuté, mais l’or n’en faisait définitivement pas partie!)

 

 

Et le résultat… 

 

 

Donc, pour résumer, la BCE n’a pas de problème à acheter des CDO (obligations adossées à des actifs) de banques grecques, des prêts de tierce partie sur des bistros italiens, des crédits sur valeur immobilière (HELOC) sur des condos espagnols, des titres adossés à des actifs (ABS) de vendeurs portugais de voitures d'occasions… mais pas – jamais – de l’or.

Il semble que nous connaissons maintenant le réel ennemi de la BCE… ce n’est pas la satanée déflation, mais bien la satanée relique barbare… l’or.

C’est peut-être pourquoi, comme l’a dit Kyle Bass de manière si éloquente : "Acheter de l’or ne représente que prendre position par rapport à l’idiotie des cycles politiques – c’est aussi simple que cela."

"On doit choisir soit de faire confiance à la stabilité naturelle de l'or, soit de faire confiance à la stabilité naturelle de l'honnêteté et de l'intelligence des membres du gouvernement. Avec tout le respect que je dois à ces dignes personnages, je vous conseille fortement de voter pour l'or." George Bernard Shaw

"Le dernier devoir d'un banquier central est de dire la vérité au public." Alain Blinder, vice président de la FED en 1994

"L'absence aujourd’hui de l’or comme partie intrinsèque de notre système monétaire rend ce siècle, celui qui vient de se terminer, unique depuis plusieurs millénaires." Robert Mundell, lauréat du prix Nobel d’économie