Les acteurs du marché des métaux précieux se sont réunis lundi à Londres sous l'égide du Conseil mondial de l'or (CMO) pour discuter de la modernisation du processus de fixation du prix de référence de l'or.

Raffineurs, fournisseurs de produits financiers (ETF…), banques centrales, banques en charge du fixing ou encore des Bourses et des organismes professionnels ont participé à cette première réunion.

Au cours des discussions tenues à huis clos, plusieurs points clés ont émergé, dont le besoin d'un prix de référence "unique", "fiable" et "transparent". Les participants ont également reconnu "l'importance d'élargir la participation au « fixing » pour refléter tout l'éventail des intervenants du marché". Le marché de l’or représente 18.000 milliards de dollars…

Actuellement, le fixing se fait deux fois par jour (autour de 10H30 et 15H00, heure de Londres) lors d'une conférence téléphonique réunissant seulement quatre banques (Barclays, HSBC, Scotiabank et Société Générale). À partir d’un prix de départ, ces dernières font des offres d’achat et de vente jusqu’à ce que soit trouvé un prix d’équilibre. Deutsche Bank ne participe plus depuis mi-mai à la fixation du métal précieux.

Ce processus, jugé archaïque et opaque, est soupçonné par certains d'être manipulé. Après le scandale de trucage du taux d’intérêt interbancaire Libor et celui du marché des devises, les autorités de régulation financière européennes s’intéressent depuis quelques mois au métal précieux.

Un exemple de manipulation a d'ailleurs été mis au jour avec l'amende de 26 millions de livres infligée en mai à Barclays par le gendarme des marchés britannique (FCA).

"Lors des deux prochaines semaines, nous avons un certain nombre de réunions de suivi avec les acteurs du secteur (...) et le Conseil mondial de l'or produira un rapport sur ce que nous pensons être le système de réforme optimal", a indiqué à l'AFP Natalie Dempster, directrice générale en charge des banques centrales et des politiques publiques au CMO.