La Banque centrale européenne vient de dévoiler un paquet de mesures visant à soutenir l'économie de la zone euro.

 

 

La BCE a abaissé son taux sur les dépôts bancaires de -0,40% à -0,50%. L'institution espère, par ce biais, encourager les banques à prêter leur excès de trésorerie aux ménages et aux entreprises au lieu de le laisser au guichet de la banque centrale.

En plus de la réduction du taux de dépôt, la BCE va instaurer un système à deux niveaux pour la rémunération des réserves : une partie des liquidité excédentaires sera exemptée du taux de dépôt négatif.

Le taux "de refinancement" des banques à l'échéance d'une semaine a, en parallèle, été maintenu à 0%, son niveau le plus bas où il campe depuis trois ans, et le taux de prêt marginal à 0,25%.

La BCE s'est réservé la possibilité de baisser de nouveau ses taux, tout en abandonnant tout horizon précis pour les relever, signe supplémentaire de sa détermination à soutenir dans la durée une économie au ralenti.

Par ailleurs, l'institution a décidé de réactiver ses rachats de dette publique et privée, à raison de 20 milliards d'euros par mois à compter du 1er novembre.

Ce QE sera poursuivi pour une période prolongée et, en tout cas, aussi longtemps que nécessaire pour maintenir des conditions de liquidités favorables et un degré ample d'accommodation.

Mario Draghi dit s'attendre à une "faiblesse de plus longue durée" de l'économie européenne. La BCE a réduit ses prévisions de croissance pour la zone euro en 2019 à 1,1% contre 1,2% annoncé en juin dernier, et elle observe "une persistance des risques baissiers". Pour 2020, la BCE anticipe à présent une croissance de 1,2%.

Lors de son discours, Draghi a insisté sur la capacité de la BCE à "ajuster tous les instruments" en sa possession pour venir en soutien des économies de la zone euro.

 

 

 

L'annonce de ces nouvelles mesures de relance a entraîné une hausse du cours de l'or en euros.