Rabobank suit les traces d’ABN Amro, qui a fait défaut en avril dernier sur la convertibilité en or physique des certificats d'or vendus à ses clients. En effet, la banque hollandaise a annoncé qu'elle fermerait les comptes métaux précieux détenus par ses clients, à partir du 1er septembre prochain. Dans les faits, la banque n'assurera pas la convertibilité de ces contrats or en or physique et remboursera ses clients en cash, ce qui constitue un défaut.

Avec le GOFO (Gold Forward Offered Rate) en territoire négatif une huitième journée consécutive, il semble que la vague de défaut des banques spécialisées dans le négoce de métaux précieux (bullion banks) annoncée par William Kay ait bien débuté.

Comme le rapporte Beurs, Rabobank n’a pas donné d’explications pour cette action et a tout simplement déclaré que les clients ne pourront plus se procurer d’or auprès d’eux après le 1er septembre et qu'il faudrait jusqu’à un an pour transférer les comptes toujours ouverts vers une autre institution :

"Rabobank profite de la baisse des marchés de l’or et de l’argent pour se débarrasser des comptes liés à ces métaux précieux. Elle suit les traces d’ABN Amro qui, jusqu’à il y a quelques mois, pouvait effectuer la livraison de métal physique. Il est étonnant qu’il s’agisse encore d’une banque hollandaise qui prend une décision basée sur une pénurie d’or et d’argent physique.

À partir du 1er septembre, les clients ne pourront plus acheter des métaux précieux. Les clients dont le compte est actif auront jusqu’à un an pour vendre ou transférer leur compte vers une autre banque. 

« Pourquoi Rabobank fait-elle cela? », se demande Pascal Paepen de De Morgen. « Je ne sais pas » fut sa réponse. Était-ce parce qu’il y avait trop à perdre pour les clients spéculateurs? Ou bien ne serait-ce pas plutôt que la banque veut se débarasser de produits qui ne sont plus sur le marché? La popularité des comptes de métaux précieux a baissé de façon significative, à cause de la montée de toutes sortes de trackers et ETF."

Il semble que la « relique barbare » que l’on possède « par tradition » devient de plus en plus rare, et qu’il est de plus en plus difficile d’avoir accès à de gros volumes, à mesure que les bullion banks grattent leurs fonds de tiroirs.